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Il y a peu, Rodrigue Demeuse a à nouveau interrogé la Ministre wallonne de l’Environnement, Céline Tellier, à propos de la pollution anormale du Geer observée à de multiples reprises durant l’été.

Ainsi, de l’arsenic, de l’argent et du mercure ont été régulièrement détectés dans la rivière en grande quantité, sans que la cause de cette pollution ne soit identifiée.

Dans sa réponse à la dernière question posée par Rodrigue Demeuse à ce sujet, elle évoquait plusieurs hypothèses pouvant expliquer cette pollution, mais sans que la cause de celle-ci ne puisse encore être identifiée avec certitude.

Elle indiquait que l’enquête était toujours en cours, des démarches complémentaires étant entreprises en collaboration avec le Département de l’Étude du Milieu naturel et agricole et la direction des eaux de surface du Département de l’Environnement et de l’Eau pour réaliser une étude plus globale sur le Geer afin d’identifier les sources potentielles de ces épisodes de pollution.

D’où ces nouvelles questions adressées par Rodrigue Demeuse à la Ministre Tellier :

  • Où en est désormais l’enquête ?
  • Les démarches complémentaires qu’elle évoquait ont-elles permis de mettre au jour l’origine de cette pollution ?
  • De nouveaux épisodes de pollution ont-ils été relevés ?
  • Qu’est-ce qui est mis en œuvre pour régénérer la faune et la flore dans et autour du Geer ?

Dans sa réponse, la Ministre indique que “plusieurs épisodes de pollution du Geer ont été identifiés. Une série d’hypothèses avaient été formulées pour tenter d’expliquer leur origine. D’après les investigations, il s’agirait de sédiments présents depuis longtemps au fond du Geer, qui s’accumulent en particulier dans les zones à faible débit (méandres) et forment des « ilots ». Lorsque le niveau du Geer baisse suffisamment longtemps, ces sédiments s’assèchent là où la profondeur est faible et s’encroûtent. Ils sont ensuite délités à la prochaine grosse pluie. La couleur noire et la légère odeur sont dues à la fermentation des fractions organiques de ces sédiments, favorisée par un très long temps de séjour. Il ne s’agit donc pas d’un déversement ponctuel et récent, mais plutôt de remobilisation d’apports historiques en sédiments ou en substances maintenant sédimentées vers l’aval du Geer. Il y a eu un nouvel épisode en avril.”

Après des mois de mystère, la source de cette pollution anormale du Geer semble donc enfin trouvée.

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